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Le développement du numérique en Afrique

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Le développement du numérique en Afrique

En une quinzaine d’années, grâce au mobile, le continent africain est passé d’un très faible équipement en téléphonie à une forme de banalisation. La baisse des prix, bien qu’effective, reste relative au regard des moyens disponibles, mais le dynamisme et la créativité des sociétés africaines sont patents dans ce domaine : apparition d’une diversité de « petits métiers » liés à la téléphonie (réparation, recharge, etc.), recherche permanente d’optimisation, plus importante que dans d’autres parties du monde (on constate par exemple en Afrique une utilisation massive de plusieurs cartes SIM pour obtenir les tarifs les plus bas), etc.

Les disparités entre États et territoires sont également considérables, renforcées notamment par une faible pénétration de l’électricité dans de larges zones géographiques. Les réseaux existants restent pour l’instant peu capables d’assurer la transmission de données (le plus souvent 2G), le taux d’accès à Internet restant de ce fait un des plus faibles du monde.

Le contexte de pénurie budgétaire conduit naturellement à la multiplication de partenariats public-privé, notamment avec les opérateurs de télécom pour les infrastructures longues distances (fibres intercontinentales). Mais les enjeux liés au déploiement de l’Internet conduisent aujourd’hui à l’émergence d’initiatives d’une tout autre ampleur, avec un ensemble de projets des « majors » (GAFAM) visant à développer une connectivité généralisée au moyen de ballons (Google), de drones (Facebook), ou de technologies terrestres à déploiement rapide.

« Mobile_Banking », « Mobile_santé », impacts sur l’agriculture et l’économie… l’aménagement du territoire africain bénéficie plus qu’ailleurs de la capacité du mobile à s’affranchir des distances, et donc à offrir des services diversifiés à une part accrue de la population. Open data et big data sont considérés en Afrique comme des facteurs potentiels de développement, peut être au prix d’une certaine cécité sur les questions de protection de la vie privée.

La « mobile éducation » n’est évidemment pas en reste, avec notamment la possibilité de produire et de diffuser des contenus de qualité dans des conditions économiques plus favorables, mais aussi les nouvelles voies offertes en matière de distance pour la formation des maîtres.