Promouvoir les approches collaboratives, sous l’égide d’un État stratège, dans une collaboration multiacteurs efficace et pérenne..

La conception d’un État stratège, que ce soit en Afrique ou dans le reste du monde, est bien loin d’aller de soi, et les contraintes liées à l’instabilité politique et à des moyens réduits risquent de ne guère la favoriser. Quant aux approches collaboratives, leurs frontières se superposent souvent avec celles des fortes disparités par ailleurs signalées dans le début de l’ouvrage : rural/urbain ; riches/pauvres ; garçons/filles. Quelles garanties avons-nous que le numérique ne va pas creuser ces fossés, au lieu de contribuer à les combler ? L’ouvrage reste silencieux sur ce point.

Quant à la collaboration pérenne et efficace des acteurs, on ne pourra que s’interroger sur les équilibres possibles entre des États dotés de peu de moyens et les visées expansives des grandes entreprises, au premier rang desquelles les GAFAM.

Dans un format réduit, l’ouvrage dresse un constat clair de la situation de l’éducation et des TIC en Afrique subsaharienne, soulignant les potentialités éducatives du numérique et les conditions de la réussite. Délibérément positif, il met l’accent davantage sur les réussites possibles que sur les risques.

À charge pour le lecteur, et pour l’ensemble des acteurs, d’apprécier les risques, et de poursuivre la réflexion pour trouver la voie d’un développement qui s’en garde.