Quelles sont les limites de notre espace de liberté ?

a) Le cadre institutionnel 

  • Tous les textes officiels (lois, référentiels de compétences, référentiels des diplômes, lettres de mission, …) donnent un cadre réglementaire ;
  • Chaque dossier ou projet nécessite une impulsion hiérarchique, une connaissance des différents acteurs, une communication efficace et doit répondre à un besoin réel du terrain.
  • Les missions confiées à chaque personnel se multiplient et s’accumulent au fil du temps. La charge de travail ne fait que croître. 

b) La multiplicité des partenaires 

  • Les collectivités territoriales sont des partenaires incontournables qui maintiennent et font évoluer les infrastructures (bâtiments et réseaux informatiques) ;
  • La variété des projets induit une multiplicité de partenaires, qu’il est parfois difficile d’identifier ;
  • Les partenaires associés à un projet ne sont pas toujours reconnus légitimes. 

c) Les moyens 

  • La ‘réalité du terrain’ est d’une grande diversité : les compétences des personnels et les conditions matérielles d’accès au numérique font ressortir une multitude de cas particuliers, difficiles à regrouper dans de grandes catégories ;
  • La maintenance des matériels et leur mise à jour induit des contraintes de continuité, d’instabilité et d’évolutions rapides. Elles sont portées par les collectivités et ont des répercussions quotidiennes sur l’enseignement/apprentissage ;
  • La formation continue des personnels induit des coûts et absences qui peuvent être limités par une hybridation raisonnée des parcours.
  • Qu’ils soient humains, matériels ou financiers, les moyens définissent ‘naturellement’ une limite ;
  • Le cadre temporel est de plus en plus  poreux : la frontière entre temps personnel et temps professionnel n’est pas toujours clairement délimitée. 

d) L’éthique et la sécurité 

  • Les données personnelles des élèves et des personnels ne sont pas anodines et l’éducation nationale ne doit pas être une base de données exploitée et ‘marchandisée’ par des acteurs tiers. La CNIL travaille sur la définition des données scolaires et des droits et devoirs associés ;
  • Le choix d’un outil doit répondre à trois critères :
  • L’utilité pédagogique,
  • La facilité d’usage,
  • Le respect des données : aussi bien par rapport à la sécurité d’accès que pour l’usage qui peut en être fait.
  • Les systèmes informatiques, qu’ils soient administratifs ou pédagogiques, doivent servir les apprentissages des élèves. Les contraintes de sécurité doivent être intégrées et expliquées pour en assurer des conditions d’utilisation optimales.